Thermostat programmable obligatoire : qui devra équiper son logement et à partir de quand ?
Des travaux de rénovation énergétique ?
Comparez plusieurs devis avant de choisir votre solution.
Recevoir mon devis rénovationFace à la hausse du prix de l’énergie et aux objectifs climatiques, le gouvernement français veut accélérer la maîtrise du chauffage dans les logements. Un décret signé en 2023 prévoit ainsi l’installation obligatoire d’un thermostat programmable dans les habitations. Initialement prévue pour le 1er janvier 2027, cette obligation a finalement été repoussée en partie à 2030 pour les logements existants.
L’objectif est double : aider les ménages à réduire leur facture énergétique et limiter les émissions de CO₂ liées au chauffage, qui représente une grande partie de la consommation énergétique des foyers. Cette nouvelle règle concerne potentiellement près de 27 millions de logements. Mais concrètement, que faut-il installer, combien cela coûte et qui est réellement concerné ?
Pourquoi le thermostat programmable devient indispensable
Le chauffage représente environ 66 % de la consommation d’énergie d’un logement. Dans ce contexte, le thermostat programmable apparaît comme un outil simple pour mieux contrôler la température intérieure.
Cet équipement permet de réguler automatiquement la température selon les moments de la journée et les pièces du logement. Il devient ainsi possible d’adapter le chauffage en fonction de la présence des occupants, par exemple en baissant la température pendant la nuit ou lorsque personne n’est à la maison.
La température moyenne recommandée dans un logement est d’environ 19 °C dans les pièces de vie. Grâce à la programmation, il est possible d’éviter de chauffer inutilement certaines zones ou certaines périodes.
Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), cette gestion intelligente du chauffage permet de réaliser jusqu’à 15 % d’économies d’énergie. Cela représente environ 270 € d’économies par an pour un chauffage électrique et 210 € pour un chauffage au gaz.
Au-delà des économies, la mesure vise aussi à réduire les émissions polluantes liées au chauffage afin de contribuer à l’objectif de neutralité carbone fixé pour 2050.
Quels thermostats seront autorisés dans les logements
Tous les thermostats programmables ne se ressemblent pas. Il existe des modèles très simples et d’autres plus sophistiqués, notamment les thermostats connectés qui peuvent être contrôlés à distance via une application mobile.
Cependant, la réglementation n’impose pas forcément un appareil connecté. Le thermostat installé devra simplement proposer au moins quatre modes de fonctionnement essentiels :
-
confort
-
réduit
-
hors gel
-
arrêt
Les systèmes peuvent être filaires ou sans fil. Les thermostats filaires sont directement reliés au système de chauffage, tandis que les versions sans fil utilisent plusieurs boîtiers répartis dans les différentes pièces.
L’installation doit respecter certaines règles pour fonctionner correctement. L’appareil doit notamment être placé à environ 1,50 mètre du sol, à distance d’une fenêtre, d’une porte ou d’une source de chaleur. L’idéal reste une pièce de vie centrale pour obtenir une température représentative du logement.
Les thermostats peuvent aussi fonctionner différemment selon le type de chauffage :
-
avec une chaudière ou une pompe à chaleur, ils pilotent l’installation pour atteindre la température souhaitée ;
-
avec un chauffage électrique, chaque radiateur peut être équipé d’un thermostat ou être piloté par un thermostat central.
Combien coûte l’installation et qui est concerné
Le prix d’un thermostat programmable dépend fortement du modèle choisi.
Pour un appareil classique, il faut compter entre 100 et 300 euros. Les thermostats plus évolués, notamment connectés ou intelligents, peuvent atteindre 500 à 1 000 euros.
À ce coût s’ajoute généralement l’installation par un professionnel, estimée entre 150 et 300 euros.
Certaines aides financières existent. Les ménages peuvent notamment bénéficier du dispositif des Certificats d’économie d’énergie (CEE) proposés par les fournisseurs d’énergie. Le montant de cette aide dépend des revenus et de l’organisme qui la propose.
Concernant l’obligation elle-même, la règle évolue selon les situations :
-
dès le 1er janvier 2027 pour les logements neufs ou les constructions dont le permis est déposé à partir de cette date ;
-
à partir de 2030 pour les logements existants.
La mesure concernera les maisons individuelles, les appartements en copropriété et certains bâtiments tertiaires.
Dans tous les cas, le propriétaire devra financer l’installation, tandis que le locataire sera responsable de l’entretien pendant la durée du bail.
Certaines exceptions existent néanmoins. Les logements chauffés uniquement avec un poêle à bois ou les installations pour lesquelles la mise en place du thermostat serait techniquement impossible ou non rentable dans un délai de dix ans pourront être exemptés.
Prêt à comparer les devis pour votre projet ?
Comparez plusieurs devis avant de choisir votre solution.
Recevoir mon devis rénovation