Recharge à domicile : l’État envisage un encadrement strict pour faire des économies d’énergie
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Recevoir mon devis isolationLe gouvernement vient de présenter le Projet de Loi de Finances 2026, et une mauvaise surprise attend les propriétaires de voitures électriques.
L’exécutif prévoit en effet de supprimer le crédit d’impôt de 500 euros accordé pour l’installation d’une borne de recharge à domicile. Une mesure qui risque de freiner encore un peu plus la transition vers l’électrique, déjà fragilisée par la hausse des prix et la baisse des aides.
Un coup de massue pour les automobilistes électrifiés
Jusqu’à présent, l’achat d’une borne domestique – ou wallbox – était facilité grâce à une aide fiscale baptisée CIBRE (Crédit d’Impôt pour la Borne de Recharge Électrique). Ce dispositif permettait de déduire jusqu’à 500 euros de ses impôts pour l’installation d’une borne, dans la limite de deux bornes par foyer. Une aide précieuse, surtout quand on sait que l’installation coûte entre 1 500 et 2 000 euros.
Mais le Projet de Loi de Finances 2026, présenté par le Premier ministre Sébastien Lecornu, prévoit de mettre fin à cette mesure dès le 1er janvier 2026. L’État souhaite ainsi réaliser des économies : environ 20 millions d’euros sont dépensés chaque année pour ce dispositif, dont 45 000 foyers ont bénéficié en 2024.
Si cette suppression est confirmée, elle marquera un tournant pour les automobilistes qui rechargent à domicile, soit environ 80 % des propriétaires de voitures électriques.
Une décision qui pourrait freiner les ventes
La disparition du crédit d’impôt risque de ralentir la progression du marché électrique en France. Déjà, les Français se montrent plus hésitants que leurs voisins européens à passer à l’électrique, principalement à cause du prix d’achat élevé et des contraintes de recharge. En supprimant cette aide, le gouvernement retire un argument financier décisif pour de nombreux foyers.
Les conséquences pourraient être significatives : seuls les ménages les plus aisés pourront désormais se permettre d’installer une borne chez eux. Une situation paradoxale, alors même que les constructeurs français multiplient les modèles abordables – comme la Renault 5 E-Tech ou la Citroën ë-C3 – pour démocratiser l’électrique. Les professionnels du secteur, eux, dénoncent une décision contradictoire avec les ambitions écologiques de l’État, qui vise 7 millions de points de charge d’ici 2030.
Un objectif menacé pour la transition énergétique
Selon le magazine Capital, près de 2,5 millions de bornes domestiques devraient être installées dans les cinq prochaines années. Sans le crédit d’impôt, cet objectif paraît difficile à atteindre, d’autant que d’autres aides sont déjà en baisse. En 2025, le leasing social a vu son soutien financier réduit, tandis que le bonus écologique reste inaccessible pour les voitures électriques d’origine chinoise.
Ainsi, alors que l’État encourage la transition énergétique d’un côté, il semble en compliquer la mise en œuvre de l’autre. Si le texte est adopté en l’état, le passage à la voiture électrique pourrait devenir un luxe, bien éloigné de la promesse d’une mobilité propre et accessible à tous.
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