Tout électrique ou presque : voici comment la France prépare la sortie progressive du gaz sans retour en arrière
Des travaux de rénovation énergétique ?
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Recevoir mon devis rénovationAprès une attente interminable et presque trois ans de retard sur le calendrier légal, l’exécutif sort enfin sa Programmation Pluriannuelle de l’Énergie, version 3.
La PPE3 fixe le cap énergétique de la France jusqu’en 2035, avec un objectif clair : produire massivement une électricité décarbonée, jusqu’à près de 693 TWh par an.
Sur le papier, c’est un tournant historique. Dans la vraie vie, une question te brûle sûrement les lèvres : est-ce que ce grand plan va vraiment rendre l’énergie plus propre et plus abordable, ou juste plus électrique… et plus chère ?
La fin du « en même temps » énergétique
Cette PPE3 marque d’abord une rupture nette avec les hésitations du passé. Pendant des années, la France a navigué à vue, hésitant entre sortie du nucléaire et ambitions vertes parfois irréalistes. Cette fois, le message est limpide : pour atteindre la neutralité carbone en 2050, il faut électrifier massivement le pays.
Le gouvernement assume une bascule majeure. La part des énergies fossiles doit chuter de 60 % aujourd’hui à 40 % dès 2030. Comment ? En remplaçant le pétrole, le gaz et le fioul par des électrons. Beaucoup d’électrons. Résultat : la production électrique décarbonée doit bondir bien au-delà des objectifs passés. Produire plus n’est plus une option, c’est une obligation stratégique pour faire rouler les voitures, chauffer les logements et faire tourner les usines.
Nucléaire : le grand retour du pilier français
C’est sans doute le point le plus marquant de la PPE3. Fini le scénario de fermeture massive des réacteurs. Le nucléaire revient clairement au centre du jeu. Prolongation de la durée de vie des centrales existantes jusqu’à 50, voire 60 ans, lancement confirmé de six nouveaux EPR2 et étude immédiate pour huit réacteurs supplémentaires : le virage est assumé.
L’objectif est clair : garantir un socle de production stable entre 380 et 420 TWh dès 2030. Ce « ruban » électrique est jugé indispensable pour sécuriser l’alimentation du pays, surtout face à l’intermittence des renouvelables. Sans ce socle, impossible d’encaisser les pics de consommation liés à l’électrification massive de ta vie quotidienne.
Renouvelables et électrification : le vrai test du terrain
Le retour en force du nucléaire ne signe pas la fin des énergies renouvelables. Mais l’euphorie laisse place au pragmatisme. Le solaire photovoltaïque devient le grand gagnant, avec un objectif de capacités multipliées par deux, voire trois, d’ici 2035. L’éolien terrestre avance à rythme constant, tandis que l’éolien en mer est appelé à devenir un pilier majeur du mix.
Mais produire plus d’électricité ne suffit pas. Encore faut-il que la demande suive. Chauffage, mobilité, industrie : tout doit passer à l’électrique. Cela implique un réseau capable d’absorber cette montée en puissance. Des dizaines de milliards d’euros devront être investis pour renforcer et adapter les lignes, tout en les rendant résistantes à un climat plus chaud.
La grande inconnue reste la facture. Le gouvernement promet une protection contre les prix délirants grâce aux contrats pour la différence. En théorie, ces mécanismes doivent lisser les coûts et éviter les chocs comme en 2022. En pratique, tout dépendra de l’exécution, des délais… et de la discipline budgétaire.
La PPE3 trace un cap clair. Reste maintenant à transformer les promesses en chantiers concrets, sans dérapage. Et ça, c’est souvent là que tout se joue.
Cependant, la réussite de cette transition nécessite la gestion de défis techniques, financiers et une mobilisation collective soutenue.
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