Des milliers de Français vont perdre MaPrimeRenov’ à partir du 1er octobre, ces travaux sont rayés du dispositif
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Recentrage des aides : Redéfinition des critères d’éligibilité pour MaPrimeRenov’ visant les logements très énergivores et les ménages vulnérables dès le 1er octobre 2025.
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Plafonds réduits : Diminution du coût maximal des travaux pris en charge, passant de 70 000 à 40 000 euros.
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Exclusion de certains travaux : Suppression de l’installation de chaudières biomasse et de l’isolation des murs des aides financées.
Le dispositif d’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRenov’, mis en place pour soutenir les ménages dans leurs travaux de rénovation, subit une nouvelle fois des ajustements. Après une suspension partielle cet été, le gouvernement a publié un décret qui redéfinit les conditions d’éligibilité à compter du 1er octobre 2025. Objectif affiché : recentrer les aides sur les foyers les plus modestes et les logements les plus énergivores.
Des conditions durcies pour les rénovations d’ampleur
À partir du 1er octobre, il sera à nouveau possible de déposer une demande pour des travaux d’ampleur, mais selon des conditions beaucoup plus strictes. Le gouvernement souhaite désormais prioriser les logements classés E, F ou G en termes de performance énergétique, considérés comme les plus gourmands en énergie.
En parallèle, les plafonds de financement sont revus à la baisse. Le coût maximal des travaux pris en charge passe de 70 000 à 40 000 euros, ce qui risque de restreindre l’ampleur des chantiers envisagés par certains ménages. Cette révision pourrait avoir un impact direct sur les rénovations ambitieuses qui visaient à atteindre des performances énergétiques globales, en intégrant plusieurs gestes techniques.
Vers une priorité à la rénovation « par geste »
Dans une logique d’économie budgétaire et de ciblage plus précis, le gouvernement souhaite favoriser la rénovation par geste, c’est-à-dire la réalisation d’un ou plusieurs travaux ciblés comme l’isolation ou le chauffage, sans nécessairement entreprendre une rénovation globale du logement. Cette approche vise à maximiser l’impact des aides publiques tout en soutenant les foyers les plus modestes.
Cependant, cette orientation a pour conséquence directe l’exclusion de certains travaux pourtant largement plébiscités. À partir du 1er octobre, deux types de monogestes ne seront plus financés par MaPrimeRenov’ : l’installation de chaudières biomasse (notamment les chaudières au bois) et l’isolation des murs. Ce dernier poste représentait pourtant la troisième aide la plus sollicitée depuis le début de l’année 2025. Ces suppressions risquent de susciter de vives réactions de la part des professionnels du secteur, ainsi que des particuliers ayant prévu ces travaux.
Une réforme sous le signe de l’équité… mais pas sans critiques
En resserrant les conditions d’attribution, le gouvernement entend mieux cibler les logements les plus énergivores et les foyers les plus vulnérables, dans une logique d’efficacité énergétique et de justice sociale. Néanmoins, la diminution du plafond de travaux et la suppression de certaines aides pourraient freiner des projets de rénovation déjà engagés ou décourager de nouveaux ménages à se lancer.
Ce recentrage pose également la question de la lisibilité et de la stabilité des aides publiques, critiquées pour leurs modifications fréquentes. Alors que la transition énergétique suppose une planification à long terme, ces ajustements successifs brouillent parfois les repères des particuliers et des professionnels.
Pour les ménages concernés, il est donc essentiel de revoir leurs projets en fonction des nouvelles règles applicables dès le 1er octobre, et de se rapprocher des conseillers spécialisés pour optimiser les démarches administratives et budgétaires.
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