Hydrogène naturel : la course mondiale commence, et la France a pris une avance spectaculaire
Des travaux de rénovation énergétique ?
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Recevoir mon devis rénovationEt si une ressource cachée sous nos pieds pouvait bouleverser notre rapport à l’énergie ?
Alors qu’actuellement l’innovation s’accélère dans le domaine des énergies renouvelables, une percée scientifique française attire l’attention des experts en quête de nouvelles alternatives.
Nous vous invitons à découvrir comment un développement inédit pourrait transformer durablement l’avenir énergétique local… Êtes-vous prêts à lever le voile sur ce potentiel extraordinaire ?
Un hydrogène pas comme les autres, difficile à capturer
Dans le bassin carbonifère sarro-lorrain, l’hydrogène naturel ne se présente pas sous forme de poches, comme les gaz conventionnels. Il est dissous dans l’eau de l’aquifère, un réservoir totalement atypique pour l’industrie gazière. « Personne au monde ne dispose d’une technique adaptée à l’exploitation du gaz dissous », rappelle Philippe De Donato, directeur de recherche au CNRS.
Pour comprendre la difficulté, Jacques Pironon compare une carotte de forage à une bouteille de champagne : dès qu’on l’ouvre, le gaz s’échappe instantanément. Pomper l’eau serait absurde. Il fallait donc imaginer une technologie inédite pour récupérer le gaz sans extraire l’eau ni perturber le milieu géologique.
Une technologie unique au monde : la membrane filtrante haute pression
La clé du progrès vient d’une sonde révolutionnaire, développée dans le cadre du premier volet du projet Regalor. Initialement conçue pour mesurer les concentrations de gaz directement dans le sous-sol, elle a été adaptée pour extraire le gaz dissous sans remonter l’eau.
Fonctionnant comme un “Gore-Tex” géologique, cette membrane semi-perméable laisse passer les gaz mais bloque l’eau, même sous des pressions extrêmes de 100 à 200 bars. Trois années de travail ont permis d’aboutir à cette innovation brevetée en Europe, que « la planète nous envie ».
Cette avancée a ouvert la voie au lancement d’un forage de 4 000 m à Pontpierre (57), financé par l’Europe et la région Grand Est. Les modélisations laissent entrevoir une concentration d’hydrogène atteignant 76 % dès 3 000 m de profondeur, un chiffre conséquent qui pourrait permettre d’évaluer clairement la ressource disponible.
Le projet réunit un large consortium : FDE pour l’aspect minier, Solexperts pour la mesure en puits, le BRGM, le CNRS et l’université de Lorraine pour la recherche, Saint-Gobain pour la membrane, Teréga pour les infrastructures, et même un comité stratégique incluant Airbus et Renault Group.
Vers une exploitation industrielle d’ici 2030 ?
Regalor II ne se limite pas à confirmer la présence d’hydrogène : il vise à créer à Pontpierre une première usine d’exploitation dans un délai de trois ans. La mise sur le marché pourrait intervenir entre 2029 et 2030, selon la Française de l’Énergie.
Cette ressource présente un potentiel immense : un hydrogène naturel, local, décarboné, issu d’aquifères répartis uniformément sur la planète. De quoi imaginer des productions au plus près des consommateurs, un bouleversement géopolitique majeur. Et si cet hydrogène était, en plus… renouvelable ? Les recherches en cours pourraient bien apporter une réponse qui changerait le futur énergétique mondial.
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