Endesa mise sur l’optimisation du réseau plutôt que sur la course au solaire et à l’éolien
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Obtenir mon devis solaireL’électricien espagnol Endesa change de braquet. Pour la période 2026-2028, le groupe annonce un plan d’investissements record de 10,6 milliards d’euros sur la péninsule ibérique.
Une enveloppe en hausse de 10 % par rapport au précédent programme triennal, mais avec une répartition profondément revue : davantage pour les réseaux électriques, moins pour les énergies renouvelables.
Un virage stratégique qui intervient un an après le spectaculaire blackout du 28 avril 2025 en Espagne et au Portugal, révélateur des fragilités du système.
Des réseaux électriques au cœur de la stratégie
Sur les 10,6 milliards d’euros annoncés, environ 5,5 milliards seront consacrés aux réseaux de distribution d’électricité. Cela représente plus de la moitié du budget total. Par rapport au précédent plan, les moyens alloués aux réseaux progressent d’environ 40 %. Un bond significatif.
Ce choix traduit une prise de conscience : sans infrastructures solides, la transition énergétique risque de patiner. Les réseaux ibériques doivent absorber une production de plus en plus décentralisée, variable et intermittente. Ils doivent aussi gérer des pointes de consommation croissantes, liées notamment à l’électrification des usages.
Moderniser les lignes, numériser les postes de transformation, renforcer la capacité de distribution : l’objectif est clair. Il s’agit de rendre le système plus flexible, plus intelligent et surtout plus résilient face aux chocs. La priorité n’est plus seulement de produire vert, mais d’acheminer l’électricité de manière fiable.
Le souvenir encore vif du blackout de 2025
Le gigantesque blackout du 28 avril 2025 en Espagne et au Portugal a marqué les esprits. Cette panne massive a mis en lumière les limites d’un réseau soumis à des flux complexes, avec une part croissante d’énergies renouvelables intermittentes.
L’intégration à grande échelle du solaire et de l’éolien impose des ajustements techniques importants. Quand le vent tombe ou que le soleil se couche, le réseau doit compenser rapidement. À l’inverse, lors de pics de production, il faut pouvoir absorber l’électricité sans provoquer de déséquilibres.
Dans ce contexte, investir dans des infrastructures plus robustes devient stratégique. Endesa semble avoir tiré les leçons de cet épisode. Le renforcement des réseaux apparaît comme une assurance contre de nouvelles coupures à grande échelle, mais aussi comme une condition indispensable à la poursuite de la transition énergétique.
Moins d’expansion rapide, plus de sélectivité dans le vert
En parallèle, le groupe prévoit d’allouer environ 3 milliards d’euros aux énergies renouvelables et au stockage d’énergie entre 2026 et 2028. C’est une baisse d’environ 20 % par rapport aux ambitions précédemment affichées pour la région ibérique.
Il ne s’agit pas d’un abandon des renouvelables, mais d’un changement de rythme. Endesa adopte une approche plus sélective dans le développement de nouveaux projets éoliens et solaires. La priorité est donnée à la rentabilité et à l’optimisation du portefeuille existant.
Moins de course aux mégawatts installés, davantage de consolidation. Le groupe mise sur la qualité des actifs, le stockage et l’intégration efficace au réseau plutôt que sur une expansion rapide tous azimuts.
Au total, le plan 2026-2028 dessine une stratégie plus équilibrée : croissance modérée des capacités vertes, effort massif sur les infrastructures et la flexibilité. Pour Endesa, la transition énergétique ne se résume plus à produire plus d’électricité verte, mais à construire un système capable de la gérer sans faillir.
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